Publié par : mart2009 | 30 janvier 2012

La Grèce : faillite ou restructuration de sa dette?

Dès les premiers jours de décembre 2009, les médias ont commencé à parler des problèmes de dette de la Grèce. Après plusieurs plans d’aide et prêts temporaires afin que le gouvernement continue d’exercer ses fonctions, l’étape ultime approche. Une restructuration d’environ 66 % du total de la dette souveraine de la Grèce détenue par le privé. Les banques, les compagnies de fonds communs, les assureurs sont priés de céder sur une dévaluation majeure des obligations grecques.

La demande de Nicolas Sarkozy
Après une autre rencontre avant la fin de 2011 sur les problèmes de dette qui affectent la zone euro, le président français demandait au secteur privé de faire sa part pour aider la Grèce, avec une proposition qui remettra sur pied les finances et l’économie grecques. Le secteur privé, selon M. Sarkozy, devrait contribuer à alléger de 50 % sa part de la dette grecque. Sur les 200 milliards qui sont en possession des différents intervenants financiers européens, on demande d’ajouter 100 milliards de pertes à leur bilan.

Les négociations qui sont en cours actuellement aboutiraient à environ 70 % de pertes pour le secteur privé, à la demande de la Grèce. La Grèce demande que les 100 milliards qui sont dû d’ici quelques années soient reconduits dans un nouveau prêt sur une période de trente ans, avec un taux fixe aussi bas que 3,5 %.
Les détenteurs de la dette grecque refusent pour le moment, jugeant que la perte est trop importante. Leur justification semble juste, puisque au départ, M. Sarkozy et ses collègues dirigeants européens parlaient de 50 % de pertes.

La faillite est-elle inévitable, pour la Grèce?
Pour ma part, je considère que la Grèce est déjà en état de faillite. Mais les dirigeants européens et américains veulent éviter à tout prix le défaut de paiement qui pourrait se manifester en mars. Une échéance de paiement de 14,9 milliards d’euros doit être respectée par la Grèce, mais le pays n’a pas l’argent pour honorer son obligation. Ce défaut de paiement rendrait officielle la faillite et déclencherait le paiement d’une série de produits dérivés rattachés à la dette grecque, que l’on appelle les CDS (credit default swap).
Les institutions se protègent entre elles avec ce genre d’assurance sur un défaut de paiement. Cette procédure s’applique couramment dans le milieu financier.

Le danger concernant une faillite officielle de la Grèce se situe dans le nombre de contrats de CDS qui relient les institutions financières européennes. Les institutions financières américaines, cinq banques, qui produisent ces formes de contrats (CDS) veulent éviter que les banques et les institutions européennes — soit 450 institutions dans le cas de la Grèce — doivent payer les contrats et encaissent les pertes sur le déclenchement des CDS et provoquent une réaction en chaîne incontrôlable au niveau des finances mondiales.

En ce qui a trait aux produits dérivés, il y a une notion d’effet de levier qui relie le produit et la dette. Par exemple, la dette totale de la Grèce, qui avoisine les 300 milliards d’euros, entraînerait des paiements sur CDS de 4 à 6 fois le montant de la dette. Les institutions financières européennes n’ont pas les fonds nécessaires pour absorber ces pertes.

Conclusion
Une restructuration de cette ampleur n’est nulle autre qu’une faillite déguisée. La Grèce applique des plans d’austérité sévères, et ses recettes d’État fléchissent. Incapable de boucler son budget, elle a besoin d’un respirateur artificiel, fourni par la zone euro. Une sorte de cercle infernal. Et l’Italie, l’Espagne et le Portugal appliquent le même remède…

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Publié par : mart2009 | 23 janvier 2012

Comment évaluer la compétence de votre conseiller financier?

Chaque fois qu’un scandale financier éclate à cause d’une fraude commise par un conseiller en finance, l’inévitable question refait surface. Le conseiller qui administre mes placements est-il digne de confiance? Et ce n’est pas juste une question de possession du permis de pratique. Il se perd chaque année beaucoup plus d’argent à cause de la mauvaise gestion des conseillers que dans les quelques fâcheux cas de fraude.

Qualités requises du conseiller financier
Exercer avec succès la profession de conseiller exige certaines qualités fondamentales. Selon moi, il y en a cinq. Cela se différence aucunement de n’importe quels autres métiers, chaque spécialité ses qualités. Un chirurgien doit posséder la concentration et la dextérité nécessaires pour effectuer une opération compliquée, un homme d’affaires prospère doit trouver le créneau à exploiter relié à son champ d’activité, le mettre à son profit et composer avec plusieurs facteurs pour réussir. Il en est de même pour un conseiller financier. A-t-il les qualités requises pour remplir ses engagements envers ses clients?

Je vous en dévoile une: la curiosité. Cette qualité est essentielle puisque la curiosité amènera le conseiller à lire et à consulter plusieurs autres publications financières que celles reçues de son employeur, ce qui démontrera à ses clients son intérêt pour sa profession. Il pourra alors se forger sa propre opinion et utiliser les compétences acquises en véritable conseiller. Sinon, le conseiller qui se contente des feuillets de son employeur, souvent remplis de marketing, agit simplement en tant que vendeur de produits pour sa compagnie. C’est exactement ce que vous ne voulez pas. Vous payez pour les services d’un conseiller ou d’un vendeur?

Quelques vérifications simples à faire
Vous commencez par vous poser la question suivante : est-ce important pour moi de confier mon argent à un conseiller compétent? Par compétence je ne parle pas de fraude, mais de la capacité du conseiller de donner un service adéquat et des rendements acceptables. Ensuite, vous vous demandez : le rendement obtenu sur mes placements m’aidera-t-il à vivre une meilleure retraite? Une fois que vous avez obtenu une réponse affirmative aux deux questions, c’est le moment de passer à l’attaque.

La période REER
Normalement, d’ici un mois et demi, vous aurez à discuter avec votre conseiller financier pour investir votre cotisation REER. J’imagine que votre conseiller fera également une révision de votre portefeuille. Une question s’impose : pourquoi la faire toujours à ce moment de l’année et ne pas la faire le reste du temps? En effet, durant les dix autres mois de l’année, il se passe plusieurs événements importants qui ont une influence sur vos finances. Une autre révision vers le mois d’août pourrait être importante. Cela fait partie d’un service adéquat.

L’une des bonnes mesures d’évaluation demeure la comparaison entre le rendement obtenu de votre portefeuille de placement et les indices de référence.

Qu’est-ce que des rendements acceptables?
Demandez à votre conseiller de vous fournir le rendement des principaux indices canadiens et américains sur un an, deux ans, trois ans, cinq ans. Ensuite, comparez-le avec ce que vous avez obtenu sans votre conseiller. Sur un an, un rendement légèrement inférieur peut être acceptable, mais sur deux ans, trois ans et cinq ans, il devient inacceptable de se contenter d’un rendement négatif de un ou deux pour cent par année en bas des indices de référence. Cela diminue votre bas de laine pour une meilleure retraite.

Conclusion
L’erreur grave que commettent la plupart des investisseurs se résume à ceci : puisque mon conseiller en connaît plus que moi, il est forcément compétent. Faux et archifaux. Est-ce normal qu’un conseiller en connaisse plus que son client sur son domaine? Oui, le conseiller connaît très bien les produits financiers comme le REER, les fonds communs de placement, beaucoup plus que les clients. Mais cela ne veut pas dire qu’il est compétent pour, par exemple, appliquer une stratégie gagnante.

Ce texte résume très brièvement le chapitre sur les conseillers de la formation en investissement donnée par votre chroniqueur. Avec les nombreux trucs dévoilés dans la formation, votre investissement en temps et en argent sera multiplié plusieurs fois dans le reste de votre vie d’investisseur. Pour plus de renseignements, consultez le lien suivant :http://www.votreargent.ca/description-de-la-formation/

Publié par : mart2009 | 16 janvier 2012

L’année 2012 à l’image de 2011 ?

L’année 2012 s’annonce particulièrement palpitante sur le plan de l’économie et de la finance mondiales. En ce début d’année, plusieurs questions restent en suspens. La zone euro traversera-t-elle 2012 en un morceau ? Les marchés boursiers continueront-ils à augmenter, comme à la fin de l’année 2011 ? Le Canada entrera-t-il en récession ? Qui gagnera l’élection présidentielle américaine ?

Zone euro
Depuis le début des vraies turbulences concernant les dettes étatiques dans la zone euro en mai 2010, les décideurs actionnaient les plans d’aide à la Grèce, au Portugal et à l’Irlande. Maintenant, d’autres pays s’ajoutent à cette liste pour obtenir une aide financière. Parmi eux, l’Espagne et l’Italie, deux mastodontes de la zone euro, qui sont en fait trop gros pour couler, mais aussi trop gros pour être sauvés.

Les mesures de dépannage offertes à la Grèce ne suffisent plus ; c’est la raison pour laquelle d’intenses négociations sont en cours avec les grandes banques européennes pour régler une partie de la dette de la Grèce. En tout, un montant de dévaluation des obligations de la Grèce de 100 milliards d’euros se discute depuis quelques mois. Les financiers mondiaux ont donc compris que la joute devenait très sérieuse et que les résultats étaient attendus en 2012. D’autres dévaluations de dette devraient normalement être discutées en 2012. Sauver financièrement et remettre à un niveau de dette acceptable les 17 pays de la zone euro coûtera environ 3 000 milliards d’euros de nouvel argent, et entre 2 000 et 3 000 milliards d’euros de dévaluation des dettes.

Le plan d’aide voté pour la zone, qui sera effectif à l’été 2012, est de moins de 1 000 milliards d’euros, et la seule dévaluation demandée jusqu’à maintenant est de 100 milliards. La zone euro demeure loin de l’objectif pour une base solide des finances étatiques.

Le Canada
Nous ne devons pas nous alarmer quant à l’économie canadienne. Avec des solides bases économiques, autant en ce qui concerne les ressources naturelles que la diversité de ses industries, le Canada est en mesure de prétendre mieux résister que plusieurs pays industrialisés suite au déclin de l’économie mondiale. Par conséquent, deux secteurs demeurent à surveiller. L’immobilier, qui connaît encore des heures de gloire, et les fonds de pension. Ces deux secteurs commenceront à peser lourd sur la capacité économique canadienne pas plus tard qu’en 2013.

L’élection aux États-Unis
Sans doute l’une des élections les plus passionnantes des 30 dernières années, puisque les enjeux y sont à la fois multiples et décisionnels. Pour gagner, le président Obama devra mettre en place des mesures pour relancer l’emploi de manière durable. Autre point : juste avant la fin de l’année 2011, le Congrès américain a autorisé un emprunt d’une somme de 1 000 milliards additionnels pour financer les opérations du gouvernement. Au rythme que dépense l’administration Obama, les finances seront à nouveau à sec à la fin de septembre 2012. Une bataille pour l’obtention d’une nouvelle hausse du plafond de la dette sera un enjeu majeur.

Les marchés boursiers
Puisque certains évènements à venir en 2012 ressemblent à ceux de 2011, crise de dette européenne et renégociation du plafond de la dette américaine, les marchés boursiers pourraient en principe ressembler à 2011. En principe, oui, avec une grande volatilité des cours boursiers entre les bons moments et les déceptions des négociations avec un pays européen, par exemple. Aussi, la FED lancera probablement un QE3, détente monétaire numéro 3, et pourrait amener les cours de la bourse vers des sommets momentannément. Je prévois donc, dans l’ensemble, une autre année ordinaire en bourse. La confiance pour un vrai décollage demeure fragile puisque pour justifier une montée boursière sur plusieurs mois voire quelques années, une éclaircie économique prévisible doit s’installer. Ce qui ne sera pas encore pour 2012.

Le prochain Observateur financier de la fin de janvier 2012 se consacrera entièrement aux investissements boursiers et obligataires. Pour vous abonner gratuitement : http://www.votreargent.ca/infolettre/

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Publié par : mart2009 | 4 janvier 2012

Simulation boursière avec www.votreargent.ca

Bonjour à tous,

Dans le but de partager avec vous une expérience enrichissante et de faire une activité agréable en 2012, je vous invite à vous inscrire à une simulation boursière qui se déroulera du lundi 6 février au vendredi 25 mai 2012.

Les règles de participation et de support pour vous aider à bien performer sont simples et claires.

Pour l’inscription
La période d’inscription s’étend du jeudi 5 janvier au mercredi 1 février. L’inscription devra se faire obligatoirement en inscrivant les informations demandées dans le bas de la page sur www.votreargent.ca. Avant la période officielle d’inscription, pour manifester votre intérêt, vous pouvez me transmettre votre nom et votre courriel ainsi que votre numéro de téléphone à l’adresse suivante : martin.michaud649@gmail.com

Les courriels reçus pour votre intention d’inscription seront comptabilisés, et vous aurez la priorité. Vous serez ensuite contactés et invités à remplir les formalités pour compléter votre inscription.

Support et aide durant la simulation
Avec votre inscription complète, vous recevrez un document sous forme PDF, d’une analyse économique actuelle. Ensuite, vous pourrez m’envoyer par courriel une question avant la fin de la période d’inscription du mercredi 1 février. D’autres formes d’aide sont prévues durant la simulation, voir la page règles et fonctionnement.

Pendant la simulation
Pour que ce soit équitable pour tous les participants, les mêmes règles de fonctionnement devront être respectées pour chacun.

J’ai le désir de vous aider à mieux comprendre les marchés boursiers volatils et imprévisibles depuis maintenant quelques années. Aussi, nous pourrons explorer des secteurs en particulier et approfondir plusieurs notions d’investissement.

Je vous invite à aller voir le lien suivant pour lire les règles de fonctionnement :

Les règles de fonctionnement

L’année boursière 2012
La volatilité a été importante durant la majorité des mois de l’année 2011. L’année 2012 sera-t-elle différente ? Certains points sont à considérer. Par exemple, en Europe avec le fonds qui vient d’être voté pour fournir de la liquidité aux banques qui n’arrivent pas à se financer sur les marchés financiers. Les sommes allouées aux banques européennes couvrent seulement les échéances de dette durant l’année, dont la majorité est sur les six premiers mois. Qu’arrivera-t-il après l’épuisement des fonds? De plus, l’Italie, par exemple, a elle aussi de grosses échéances de dette dans les six premiers mois de 2012 qui sont à refinancer. Aux États-Unis, le montant accordé sur les dépenses pour fonctionnement du gouvernement de 1 000 milliards additionnels arrive à échéance à la fin de septembre. Exactement cinq semaines avant les élections du début de novembre; il est probable qu’une autre crise éclate.

Rien de bon pour les places boursières.

Le prochain numéro du mensuel l’Observateur financier, gratuit avec abonnement, de janvier contiendra un spécial placements boursiers. Il y aura aussi les résultats des différents indices boursiers 2011 et les résultats officiels de certaines classes d’actifs et des fonds communs de placement. Vous pourrez ainsi comparer vos résultats de rendement avec les résultats officiels.
Actions canadiennes, obligations, actions internationales…
Pour vous abonner gratuitement : http://www.votreargent.ca/infolettre/

Merci de votre appui durant l’année 2011.

Publié par : mart2009 | 20 décembre 2011

La santé est-elle malade au Québec ?

Le 16 décembre 2011

Il est 8 h 40, je reviens de reconduire ma fille à la garderie, quand à la radio, durant l’émission de Paul Arcand au 98,5 fm, le docteur Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, commence son entrevue. À un moment donné, il dit : « Écoutez bien, M. Arcand et les auditeurs, restez bien assis. » Et il dévoile les chiffres d’une étude internationale sur le nombre de patients vus dans un cabinet de médecin de famille. La comparaison est faite entre l’Allemagne, l’Ontario et le Québec. Voir le troisième paragraphe.

Pénurie de médecins au Québec ?
Pas vraiment, selon le Dr Barrette, il ne manque pas de médecins sur le territoire du Québec. Pourtant, il y a huit ans, un gouvernement libéral nouvellement élu, clamait haut et fort que le problème d’attente dans les urgences et de l’accessibilité à un médecin de famille ou à un médecin spécialiste allait être réglé dans quelques années. Malgré le fait que le gouvernement ait investi d’énormes sommes année après année, et qu’il ait fait en sorte que plus de médecins soient formés et pratiquent le métier, le problème d’attente et d’accessibilité est toujours entier.

Les problématiques de fonctionnement
Le nombre de médecins a effectivement été augmenté dans les dernières années, mais comme le disait le Dr Barrette dans son entrevue, en prenant comme exemple les chirurgiens, il y en a effectivement plus depuis quelques années, mais le nombre de blocs opératoires n’a pas augmenté, lui. De plus, les heures d’accès aux blocs opératoires sont limitées de deux manières. Les heures allouées ont été coupées ou gelées indépendamment du nombre de patients à opérer, ensuite, parfois la salle est disponible, mais le personnel spécialisé pour ce travail ne l’est pas pour assister le chirurgien.

Le Dr Barrette demande plus de ressources au gouvernement, et celui-ci répond par la négative. Le gouvernement contrôle les dépenses par l’offre de temps d’opération et de personnel disponible limitée aux chirurgiens. Même chose pour les autres médecins avec des problématiques différentes.

Au-delà des horaires et de la mentalité
C’est bien connu, les nouveaux médecins qui entrent dans la profession sont en majorité des jeunes, et on y compte beaucoup plus de femmes qu’il y a 30 ou 40 ans. Or, cette nouvelle cohorte adopte un mode de vie différent des médecins encore actifs âgés de cinquante ans et plus, selon le Dr Barrette. Elle travaille en moyenne moins d’heures par semaine. Et l’équilibre travail/famille demeure primordial pour cette génération de nouveaux médecins.

Le Dr Barrette donne en exemple un médecin en Allemagne qui travaille en moyenne 50 heures par semaine et qui voit 233 patients dans son cabinet. Un médecin en Ontario travaille en moyenne 42 heures et voit 134 patients dans son cabinet. Alors qu’un médecin au Québec travaille en moyenne 35 heures par semaine et voit 83 patients dans son cabinet.

Entre 83 patients vus au Québec et 233 patients vus en Allemagne, l’écart est énorme. Mais plus près de nous, entre le médecin du Québec (83 patients) et le médecin de l’Ontario (134 patients), l’écart reste énorme..

Question simple : pourquoi ?

D’un point de vue mathématique, la comparaison entre le médecin ontarien et le médecin québécois est la suivante :
• Pour l’Ontario, 134 patients vus divisés par 5 jours = 26,8 patients par jour.
• Pour le Québec, 83 patients vus divisés par 5 jours = 16,6 patients par jour.
C’est 10 patients de moins par jour. Voilà l’énorme écart. Chaque journée faite au Québec par un médecin est beaucoup moins productive.

Ici, les médecins ont de plus en plus de formalités à remplir en plus de voir des patients. Remplir des formulaires, assister à des comités, s’occuper des tracasseries administratives, et j’en passe. Donc, le temps disponible pour exercer la profession de médecin est considérablement restreint. D’autant plus que le médecin du Québec fait sept heures de moins par semaine.

Les solutions existent et sont proposées au gouvernement depuis longtemps. Par exemple, comme cela se pratique dans certains endroits, faire remplir les formulaires par une autre personne. De cette manière, l’État ne serait pas obligé de payer un médecin à gros prix pour remplir des formulaires de compagnies d’assurances privées. Le temps ainsi dégagé pourrait être employé pour voir plus de patients.

Conclusion
Je connais des gens dans mon entourage qui travaillent pour le système de santé au Québec, et j’ai maintenant la conviction que le gouvernement ne dit pas la vérité et ne veut pas vraiment que le système s’améliore plus vite, puisque cela coûterait plus cher. En agissant de la sorte, le gouvernement contrôle les coûts reliés à la santé, alloués dans le budget pour soigner les Québécois. Mais il ne le dit pas. C’est cela qui est frustrant pour ceux qui attendent de se faire soigner.

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Le nombre de médecins au Québec est plus élevés que dans le reste du Canada, pourtant?

Publié par : mart2009 | 12 décembre 2011

Quel enseignement doit-on tirer des crises?

Quand une mauvaise situation est latente depuis longtemps, quand les choses dégénèrent à la place de s’améliorer, quand les adversaires sont prêts à montrer les dents, quand l’impensable devient pensable, les crises éclatent. Et, ironiquement, cela est souvent une bonne chose.

Pourquoi les crises?
Il y a toujours eu des crises dans l’histoire, qu’elles soient économiques, politiques, environnementales ou même conjugales. Le modèle pour arriver à une crise est à peu près toujours semblable. En fait, les crises sont le résultat d’une mauvaise adaptation de la structure, du système, des règles et des conventions qui sont établis et négociés dans un autre temps qui ne collent plus à la réalité du monde nouveau. C’est la raison pour laquelle un ajustement s’impose.

Place aux changements
Des changements sont nécessaires quand les conséquences subies par les acteurs deviennent nuisibles et directement dérangeants. Une forme de rattrapage, de renouveau des modèles existants commande un changement en étapes ou accéléré. L’ajustement parfois précipité, ou radical, peut aussi être imposé par des facteurs extérieurs aux acteurs qui prennent part aux décisions de changement.

Les facteurs extérieurs
Les crises ne peuvent pratiquement jamais se résoudre sans que des éléments externes interfèrent dans le processus de modernisation ou de mutation qu’ils doivent être envisagés. Pour les conjoints, il y a les enfants, ou la belle-mère; pour les compagnies, il y a les banquiers; pour les politiciens, il y a la population, ou le parti de l’opposition, et souvent malheureusement le désir de se faire réelire qui l’emporte et devient la priorité de l’élu.Il y a aussi avec un grand pouvoir,dans nos sociétés modernes, les médias. Pour les États, il y a les agences de notation, et les traités, et les conventions.

La crise de la dette des vieux pays
En regardant la crise de la dette européenne actuelle, on constate que tous les facteurs pour déclencher une crise d’envergure étaient réunis. Les structures constitutives et décisionnelles de la zone euro, vieille de seulement 10 ans, sont déjà dépassées du point de vue de la résolution de crise ou de conflit.
Il n’y a aucune gouvernance économique commune malgré le partage de la même monnaie.
La cohésion à la prise de décision est très difficile et d’une lenteur nuisible. En adhérant à la zone euro, chacun des pays a voulu profiter que des avantages en laissant aux autres, le plus possible, les inconvénients. Ce modèle d’entente pour une zone économique commune comme celle de l’euro, était déjà, à sa fondation, en déséquilibre quant aux rapports économiques et financiers entre États, sans aucun moyen de contrebalancement, de développement et de renforcement des économies faibles et de stabilité financière.

Conclusion
Pour toutes les crises, nous devons retenir une leçon. La prévention sous forme de préparation aux évènements à venir est toujours préférable à l’application d’une dose massive de solutions pour tenter de corriger la mauvaise situation à laquelle le laisser-aller a conduit. Il vaut mieux prévenir que guérir.

Deuxième grande leçon : si l’on en croit les observateurs les mieux placés, la zone euro pourrait, depuis un an, exploser à tout moment. Pourtant, durant cette période, l’euro s’est très bien comporté face à son rival, le dollar américain. Nous devons conclure que malgré les dangers décriés de la zone euro, les dysfonctionnements entre les États européens, et les retards de décisions des politiciens, la zone des États-Unis d’Amérique n’inspire pas confiance du tout. Sinon, la valeur de l’euro aurait fondu comme la neige au printemps. Sur cette note, je vous recommande fortement de faire de la prévention et de vous préparer à une crise encore plus forte venant du sud du Canada. La preuve est claire comme du cristal, voir le graphique ci-dessous.
En toute conscience, je me devais de vous prévenir.
Bonne chance.

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Depuis un an, l’euro est demeuré très solide face au dollar. Avec une stabilité remarquable pour une zone économique que l’on dit dans le trouble. Cela est un signe de faiblesse du dollar aussi dans le trouble?

Publié par : mart2009 | 12 décembre 2011

Pourquoi les États-Unis font la guerre en 2011?

Depuis la fondation du pays en 1776, le peuple américain a presque toujours été confronté à la guerre. Contre l’Angleterre (1812-1814), contre le Mexique (1846-1848), puis durant la guerre de Sécession (1861-1865), évidemment durant les deux grandes guerres du 20e siècle, contre le Vietnam et bien d’autres. Les objectifs territoriaux et idéologiques étaient bien entendu mis de l’avant. Mais en 2011, quelle est la motivation fondamentale pour faire la guerre?
Défendre les droits humains
Quand Saddam Hussein a envoyé son armée envahir le Koweït en 1989, la coalition de pays, avec les États-Unis à sa tête, nous ont dit que c’était pour défendre le peuple koweïtien des massacres des soldats de Saddam; même chose pour la Libye en mars 2011. Pourtant, en Palestine, les droits humains sont bafoués depuis très longtemps; pareil au Darfour. L’argument ne tient pas la route.
Contre le terrorisme
Ce n’est pas depuis septembre 2001 que les terroristes sont présents sur la planète. Mais c’était ailleurs que sur leur territoire. Évidemment, la définition de terrorisme est seulement celle qui fait l’affaire des Américains. Couper les médicaments et l’approvisionnement en eau à un peuple est-il aussi du terrorisme? Cette croisade contre le terrorisme est-elle au fond un prétexte pour en mener une autre en dessous?
Endiguer la Chine
La présence depuis maintenant 10 ans de soldats américains sur le territoire de l’Afghanistan et sur le territoire irakien n’est pas étrangère au développement rapide de la Chine. Les deux pays occupés par les soldats sont près de la frontière avec la Chine. Et en plus, ils sont stratégiques pour l’approvisionnement en pétrole. L’or noir dont les Chinois ont tant besoin pour continuer leur développement.
Les États-Unis ne veulent pas nécessairement exploiter tout le pétrole, mais seulement en avoir le contrôle et que la majorité de la distribution se dirige vers eux et les pays alliés, mais pas vers la Chine. C’est la raison pour laquelle ils sont débarqués avec leurs gros sabots en Afrique et y resteront probablement longtemps. Pas ce que la Chine est très présente également.
Le pétrole est stratégique
Pour maintenir la croissance économique d’un État, il faut avoir dans notre environnement énergétique actuel du pétrole en grande quantité. La Chine en a fortement besoin, pour ses besoins actuels et futurs. Et en plus, le pétrole demeure l’une des ressources les plus commercialisées mondialement. La mainmise sur le pétrole signifie également, pour le contrôleur, un pouvoir accru sur l’ensemble des échanges économiques entre pays.
Spécialement pour les États-Unis, il y a définitivement un autre enjeu capital.
Depuis 1944, il règne en roi et maître
Vers la fin de la guerre de 1939-1945, l’Angleterre très affaiblie capitule face aux Américains dans la conférence de Bretton Woods. Les États-Unis, plus forts économiquement et avec un pays en bon état, autant dans leurs infrastructures que dans leurs réserves de change et d’or, imposent le dollar comme pilier central du système monétaire international. Depuis ce temps, ils se donnent comme mission de maintenir le dollar au plus haut dans les échanges internationaux.
L’invasion de l’Afghanistan en 2001, l’invasion de l’Irak en 2003 et l’agression de la Libye en 2011 sont directement reliées au désir de contrôle du pétrole pour garder les transactions des échanges de contrats pétroliers en dollars. Et garder ce puissant levier dans leur main et profiter au maximum du levier économique que cela peut leur donner.

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Après l’épisode de la guerre de Corée de 1950-1953, les forces armées canadiennes ont remplacé leur casque vert de guerrier pour un bleu, soit celui de l’ONU avec les missions de paix. En janvier 1990, la Première guerre du Golfe, une coalition de pays, dont le Canada, allait défendre le Koweït devant le méchant Saddam Hussein. Ensuite, le Canada a repris le casque bleu pour le Kosovo (1994). Puis…

Avec nous ou avec l’ennemi
À la suite des attentats du 11 septembre 2001, le président Bush a déclaré sa fameuse phrase pour déclencher officiellement sa guerre au terrorisme : « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous ». À ce moment, le Canada a cru le président et a embarqué à pieds joints dans la guerre en Afghanistan. En mars 2003, malgré les interventions répétées de l’ONU, qui affirmait que le déclenchement d’une guerre contre l’Irak était illégal et illégitime, les États-Unis et quelques autres pays envahissaient le pays de Saddam Hussein sous prétexte d’un danger imminent concernant des armes de destruction massive.

La réalité est qu’avec les inspections dans les années 90 menées par un groupe de l’ONU et d’autres agences, il n’y avait plus aucune arme restante en mars 2003 comme l’avait prétendu les États-Unis. Comme vous savez, le Canada a refusé de participer à cette guerre illégitime. Les raisons de l’envahissement étaient autres que celles diffusées par les autorités. Nous appelons cela de la propagande.

Le printemps arabe, puis l’été, puis l’automne
Sitôt la nouvelle année commencée, les manifestations ont commencé en Algérie, en Jordanie et en Égypte. Je me disais que cela avait l’air synchronisé, un peu comme quand le mur de Berlin est tombé, en 1989. Des années plus tard, nous avons appris que la CIA avait été derrière les manifestations qui ont entraîné les pays en périphérie de la Russie à se déclarer indépendants les uns après les autres. Le printemps arabe, c’est le même modèle qui se répète.

La Libye : un cas à part
Les frasques du colonel dans les années 80 l’avait renvoyé au rang de paria numéro un mondial pendant un certain temps. Mais, dans les dernières années, le développement des champs pétroliers de son pays l’a rapproché des pays occidentaux assoiffés d’or noir. Jusqu’au jour où le colonel Kadhafi a voulu prendre plus d’autonomie autant régionale qu’internationale et étendre son influence. Oh, oh, un instant, mon colonel, le cartel occidental n’a pas appuyé la démarche. Le président Kadhafi devenait dangereux pour les plans américains surtout.

Notre va-t-en-guerre premier ministre Harper a pris l’appel au bond des Américains et envoyé faire user nos avions pour ensuite se justifier d’acheter des F-35 au coût exorbitant. En plus, nous payons une partie de la facture de la guerre des Américains, et ils sont bien contents que d’autres pays les suivent pour payer, oui payer à leur place.

Libye-Chine-Afrique, là on se rapproche
Depuis quelques années, les Chinois, qui sont devenus les deuxièmes plus grands consommateurs de pétrole au monde, multiplient les ententes de toutes sortes avec les pays africains pour des matières premières et du pétrole. Et leur avancée vers la Libye pour le pétrole se faisait à grands pas, puisque déjà, des ententes avaient été signées par les compagnies d’exploitation de pétrole chinoises. En d’autres mots, la Chine avait un allié avec le colonel et un approvisionnement en or noir sécurisé. La Chine prend de plus de plus de place en Afrique, et les Américains n’aiment pas cela du tout étant donné que la Libye possède les plus grandes réserves de pétrole du continent africain.

Conclusion
Guerre en Afghanistan, guerre en Libye, et l’Iran qui est dans la mire. Les coûts monétaires sont énormes pour les Canadiens, sans compter les braves soldats qui reviennent avec des handicaps psychologiques.

En terminant, pensez-vous que le printemps arabe a été déclenché sans planification ? Au moment où le président Moubarak démissionnait, les hauts dirigeants militaires de l’Égypte étaient en réunion au pentagone avec les hauts gradés américains ! Pour la Libye, plusieurs dirigeants du gouvernement de transition viennent du milieu pétrolier. Les pays comme les États-Unis, l’Angleterre et la France, se sont empressés de reconnaître ce gouvernement à peine formé, et ce gouvernement a ensuite signé des ententes d’exploitation pétrolière avec les compagnies pétrolières Occidentales.

Semaine prochaine : Pourquoi les États-Unis font la guerre ? Terrorisme ? Protéger les peuples opprimés ? Montrer une armée forte ?
Découvrez les vraies raisons dans mon prochain texte.

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La chine est très active en Afrique, en voici la preuve.

Publié par : mart2009 | 21 novembre 2011

En français, s.v.p.

Au printemps 2006, j’avais affaire au centre-ville de Montréal. Je regarde ma montre, il est 15 h 30, il me reste 1 h 30 avant de reprendre le train. Le temps de faire quelques boutiques sur la Sainte-Catherine. J’entre dans un commerce et j’aperçois une jeune fille qui se débat avec sa langue pour sortir quelques mots d’anglais afin de faire comprendre au commis du magasin ce qu’elle cherche. Bon sang, nous sommes à Montréal, pas aux États.

Un problème montréalais
Avant de m’établir à Drummondville, j’habitais à Québec. Dans l’une ou l’autre de ces villes, je n’ai jamais eu ce problème avec un commerçant.
Vous, avez-vous fait face à cet inconvénient?
Probablement que non.
En voyage, soit en Ontario, où je mets les pieds quelques fois par année, je me fais aborder en anglais 99 %. C’est normal, il n’est pas écrit sur mon front que le français est ma première langue. Je m’adapte et parle anglais pour recevoir mes services. Même chose aux États-Unis. Mais à Montréal, c’est autre chose.

La proportion des gens qui parlent français à Montréal tend à diminuer avec le temps.

La preuve par les chiffres
Sur l’île de Montréal et sa couronne métropolitaine, entre 1996 et 2006, les personnes de langue maternelle française sont beaucoup moins nombreuses. Passant de 52,3 à 48,8 % en dix ans seulement. Soit maintenant moins de la moitié, selon les chiffres officiels de l’Office québécois de la langue française.

Au Québec, entre 1996 et 2006, la proportion de personnes qui parlent le français comme langue maternelle a aussi diminué de 82,6 à 81,4 %. Le 1 % représente 75 000 personnes de moins qui parlent français.

La langue reliée à l’économie de la province
Je suis convaincu que la langue parlée a une incidence directe avec l’économie du territoire. Prenez par exemple le président de la Caisse de dépôt du Québec, Michael Sabia. Ce franco-ontarien a pour langue maternelle l’anglais. Ce qui, je le précise, n’est pas un défaut. Mais lors de sa nomination en 2009, il a fait appel à des Américains pour refaire la répartition des actifs de la Caisse. Le point soulevé est que naturellement, il a préféré des gens partageant sa langue plutôt que de rechercher des compétences au Québec.

Par ce geste, le président de la Caisse n’a pas permis aux gestionnaires québécois indépendants de démontrer leurs compétences et leur savoir-faire au reste du monde financier. Une chance en or perdue par le Québec, et avec des répercussions économiques. Pourquoi le nouveau parti de François Legault veut recentrer les activités de la Caisse en priorité au Québec ? Selon François Legault, seulement 11 % des investissements de la caisse sont au Québec. Pour les mêmes raisons que je viens de mentionner. La Caisse est un gros acheteur de biens et de services, et ça serait bien de dépenser la majorité des sommes au Québec, en plus d’y investir.

Dernièrement aux nouvelles de TVA, une journaliste disait après une petite enquête, que les bureaux de comptables dans la région montréalaise, se plaignaient que les dirigeants de la caisse étaient de plus en plus anglophones et que naturellement avaient tendance à faire des affaires avec des gens dans leurs langues. Les mandats devenaient donc très difficiles à obtenir.

Nous, en tant que francophones, nous achetons nos biens et services en majorité dans la langue que nous connaissons le mieux, le français. Les 10 % de citoyens qui partagent notre territoire et qui parlent une autre langue que la nôtre, comme consommateurs de biens et de services, le font naturellement aussi dans leur langue.

Conclusion
Si le pourcentage de Québécois francophones continue la glissade amorcée depuis des décennies, il deviendra difficile pour les marchands locaux de résister au déferlement de concurrence venue d’ailleurs.

Pour revenir à la rue Sainte-Catherine en 2006, on m’a abordé en anglais, moi aussi, mais j’ai répondu en français et la jeune commis m’a répondu en anglais. Je n’ai rien acheté. C’est le message que j’ai lancé : si vous n’êtes pas capable de me respecter et de me renseigner dans ma langue, je ne dépenserai pas mes sous chez vous. C’est le message le plus fort que l’on peut lancer au commerçant qui pratique seulement dans la langue de Shakespeare au Québec.

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Source: Office québécoise  de la langue française. Rapport sur l’évolution de la situation linguistique au Québec, sept 2011

Publié par : mart2009 | 14 novembre 2011

Se comparer à M. Buffett : une illusion ?

Le milliardaire américain M. Warren Buffett a fait parler de lui dernièrement en déclarant qu’il paie un plus petit pourcentage d’impôt que sa secrétaire, et que cela n’est pas normal, compte tenu de ses revenus, il devrait contribuer beaucoup plus. Le grand public a découvert ce personnage, mais les férus de finance le connaissent pour ses exploits depuis longtemps. Est-ce possible comme petits investisseurs que nous sommes de se comparer à lui dans l’investissement boursier?

Historique
Sa richesse n’est pas venue d’hier; en investisseur intelligent, il a pris les fonds supplémentaires de ses compagnies d’assurances pour l’investir dans d’autres compagnies. En d’autres mots, il a profité d’un effet de levier pour augmenter sa richesse. Il a su faire de très bons placements sur une longue période de temps. Ce que très peu de financiers réussissent.

Comparons
Vous et moi sommes des petits investisseurs en comparaison d’un milliardaire. De plus, les renseignements que nous sommes capables d’obtenir dans le but de prendre une décision d’investissement éclairée pour acheter ou vendre des actions boursières ne sont pas égaux avec ceux de M. Buffett.

Êtes-vous capable de prendre le téléphone et d’appeler un président d’une grande compagnie cotée en bourse et de dîner avec lui rapidement afin de le questionner sur sa compagnie? La réponse est évidemment non. Avez-vous vos contacts privilégiés au Congrès ou à la Maison Blanche? Non plus. Même le plus compétent des analystes financiers d’ici n’a pas ces passe-droits.

M. Buffett n’a pas les mêmes paramètres, renseignements que nous pour décider de ses achats et de ses ventes. Donc, il a une bonne longueur d’avance sur le petit investisseur que nous sommes.

Les paramètres économiques changent, lui change-t-il?
Non, pas d’un iota. La conservation à long terme de titres de qualité est, selon lui, la meilleure manière de faire de l’argent, encore aujourd’hui. Depuis le 2 janvier 2001, jusqu’au début de novembre 2011, sa société cotée en bourse Berkshire Hathaway, a rapporté à ses actionnaires sur cette période une plus-value de 67 %. Environ 5,5 % de rendement composé par année. Pendant ce temps, l’indice Dow Jones a fait une plus-value de 12 % dans les mêmes dates. Soit moins de 1 % de rendement composé par année. Ce qui fait une bonne différence en faveur de M. Buffett.

Sur une période de 5ans, toujours en date du début de novembre 2011, sa société a enrichi ses actionnaires de 8 % seulement, soit environ 1,5 % de rendement composé par année. Pendant que l’indice Dow Jones est de 3 % plus bas qu’il y a 5 ans.

Conclusion
La morale de cette chronique est que même l’homme le mieux informé au monde pour effectuer ses achats et ses ventes arrive difficilement à livrer un rendement acceptable depuis 5 ans. Même sur une longue période comme depuis le début de l’an 2000, soit presque 11 ans, il aurait probablement été préférable d’acheter des bonnes obligations de compagnies solides financièrement à 5 ou 6 %, et de ne pas prendre le risque de la bourse. En 2000, ces titres obligataires de qualité étaient facilement identifiables.

La détention à long terme de titres est-elle encore la bonne manière de gérer 100 % d’un portefeuille? Les chiffres sont là pour le prouver, à cause de la volatilité dans les marchés financiers, le long terme est sur la pente descendante.

Consolez-vous, le plus grand investisseur en arrache, lui aussi.

Rendement de Berkshire Hathaway/Dow Jones 5 ans. Source : Yahoo finances

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