Publié par : mart2009 | 12 décembre 2011

Quel enseignement doit-on tirer des crises?

Quand une mauvaise situation est latente depuis longtemps, quand les choses dégénèrent à la place de s’améliorer, quand les adversaires sont prêts à montrer les dents, quand l’impensable devient pensable, les crises éclatent. Et, ironiquement, cela est souvent une bonne chose.

Pourquoi les crises?
Il y a toujours eu des crises dans l’histoire, qu’elles soient économiques, politiques, environnementales ou même conjugales. Le modèle pour arriver à une crise est à peu près toujours semblable. En fait, les crises sont le résultat d’une mauvaise adaptation de la structure, du système, des règles et des conventions qui sont établis et négociés dans un autre temps qui ne collent plus à la réalité du monde nouveau. C’est la raison pour laquelle un ajustement s’impose.

Place aux changements
Des changements sont nécessaires quand les conséquences subies par les acteurs deviennent nuisibles et directement dérangeants. Une forme de rattrapage, de renouveau des modèles existants commande un changement en étapes ou accéléré. L’ajustement parfois précipité, ou radical, peut aussi être imposé par des facteurs extérieurs aux acteurs qui prennent part aux décisions de changement.

Les facteurs extérieurs
Les crises ne peuvent pratiquement jamais se résoudre sans que des éléments externes interfèrent dans le processus de modernisation ou de mutation qu’ils doivent être envisagés. Pour les conjoints, il y a les enfants, ou la belle-mère; pour les compagnies, il y a les banquiers; pour les politiciens, il y a la population, ou le parti de l’opposition, et souvent malheureusement le désir de se faire réelire qui l’emporte et devient la priorité de l’élu.Il y a aussi avec un grand pouvoir,dans nos sociétés modernes, les médias. Pour les États, il y a les agences de notation, et les traités, et les conventions.

La crise de la dette des vieux pays
En regardant la crise de la dette européenne actuelle, on constate que tous les facteurs pour déclencher une crise d’envergure étaient réunis. Les structures constitutives et décisionnelles de la zone euro, vieille de seulement 10 ans, sont déjà dépassées du point de vue de la résolution de crise ou de conflit.
Il n’y a aucune gouvernance économique commune malgré le partage de la même monnaie.
La cohésion à la prise de décision est très difficile et d’une lenteur nuisible. En adhérant à la zone euro, chacun des pays a voulu profiter que des avantages en laissant aux autres, le plus possible, les inconvénients. Ce modèle d’entente pour une zone économique commune comme celle de l’euro, était déjà, à sa fondation, en déséquilibre quant aux rapports économiques et financiers entre États, sans aucun moyen de contrebalancement, de développement et de renforcement des économies faibles et de stabilité financière.

Conclusion
Pour toutes les crises, nous devons retenir une leçon. La prévention sous forme de préparation aux évènements à venir est toujours préférable à l’application d’une dose massive de solutions pour tenter de corriger la mauvaise situation à laquelle le laisser-aller a conduit. Il vaut mieux prévenir que guérir.

Deuxième grande leçon : si l’on en croit les observateurs les mieux placés, la zone euro pourrait, depuis un an, exploser à tout moment. Pourtant, durant cette période, l’euro s’est très bien comporté face à son rival, le dollar américain. Nous devons conclure que malgré les dangers décriés de la zone euro, les dysfonctionnements entre les États européens, et les retards de décisions des politiciens, la zone des États-Unis d’Amérique n’inspire pas confiance du tout. Sinon, la valeur de l’euro aurait fondu comme la neige au printemps. Sur cette note, je vous recommande fortement de faire de la prévention et de vous préparer à une crise encore plus forte venant du sud du Canada. La preuve est claire comme du cristal, voir le graphique ci-dessous.
En toute conscience, je me devais de vous prévenir.
Bonne chance.

Continuez votre lecture sur: www.votreargent.ca

Depuis un an, l’euro est demeuré très solide face au dollar. Avec une stabilité remarquable pour une zone économique que l’on dit dans le trouble. Cela est un signe de faiblesse du dollar aussi dans le trouble?


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